Les rues couvertes : après avoir fait les belles heures du Paris de la Belle Epoque ont-elles un avenir ? | 04/07/2069

Olivier Parent 0
Les rues couvertes : après avoir fait les belles heures du Paris de la Belle Epoque ont-elles un avenir ? | 04/07/2069

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Elles étaient ce qui se faisait de mieux en matière d’urbanisme. Elles étaient des lieux de mode et de luxe. Elles furent surtout les premiers centres commerciaux. À Paris, après leurs heures de gloire, les galeries couvertes de la fin du XIXe siècle ont sombré dans un certain oubli…

A nouvelle ère, nouvel esprit, et une planète bien bouleversée.

Le demi-siècle qui vient de s’écouler a vu s’enchaîner des saisons de plus en plus violente dans leurs manifestations. Dans le même temps, l’urbanisation des populations n’a fait que s’accélérer. Conséquence de cette urbanisation, on voit le refus de subir les désagréments de ces saisons déreglées se généraliser.

Comportement paradoxal s’il en est dans la mesure où, au cours de la  même période, un fort sentiment écologique et une prise de conscience planétaire a vu le jour. Quoi qu’il en soit, on voit fleurir dans tout Paris des projets qui essayent d’apporter du confort aux urbains.

Et plusieurs architectes proposent une nouvelle interprétation des anciennes galeries couvertes. Le principe est simple : doter les rues de toits de verre.

Les quartiers traditionnellement piétonniers ont des rues étroites.  Ce sont le quartier Montorgueil ou la rue de Lévis. Des collectifs de riverains n’ont par tardé à faire part d’un vif intérêt pour ce projet.

La municipalité de Paris, quand à elle, ne s’est pas encore prononcée sur les éventuels impacts d’une telle couverture des rues de la capitale.

Ces projets soulèvent néanmoins de nombreuses interrogations : si le propos n’est pas de transformer les rues en « intérieur », comment justifier de telles dépenses énergétiques, ouisque de nombreux projets intègrent des climatisations ?

D’autres posent des questions plus dérangeantes : dans la mesure où on installera des sas aux extrémités de ces quartiers couverts, comment empêcher que ces mêmes quartiers ne deviennent, à terme, des quartiers privés ? Ne prend-on pas le risque de faire de Paris une ville cloisonnée ?

 


Ce texte fait parti de la collection « Carnets d’avenirs »chroniques radio diffusées sur radio RGB.

 

 

 

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